Comme vous le savez, la Fédération Écomusée de l’Au-Delà participe, depuis 2011, au programme d’appariement Mécénat Placements Culture, du ministère de la Culture et des Communications du Québec. En vertu de ce programme, le ministère accorde une subvention d’appariement de 305 % pour chaque dollar recueilli aux organismes du domaine de la culture, afin de les aider à développer des habitudes d’autofinancement et l’organisation de collectes de fonds. La subvention de 72 000$ que nous venons de recevoir est le résultat de notre dernière collecte de fonds qui avait recueilli 24 000$. Nous sommes très reconnaissants à feu Monsieur Guy Joron, un grand ami, pour ses contributions substantielles qui ont permis à la fédération de recueillir depuis le début du programme plus de 250 000$ en subventions. Rappelons que le fonds de dotation de la fédération, administré par la Fondation du Grand Montréal (FGM), atteint maintenant la somme de 200 000$. De la présente subvention, 50 000$ iront dans le fonds de réserve (conservé pour un minimum de deux ans) et 22000$ dans le fonds de dotation perpétuel.

Merci à tous ceux et celles qui sont en mesure de nous aider financièrement afin de consolider nos assises financières. Vous pouvez faire des dons directement à la FGM, qui vous remettra un reçu pour fins fiscales.

C’est avec beaucoup de tristesse que les membres de Pierres mémorables viennent d’apprendre le décès de leur ami et allié indéfectible, Jean Robert Faucher. Féru d’histoire et bien connu du public québécois, il a été journaliste et réalisateur à Radio-Canada. Plus récemment, il agissait comme consultant en patrimoine sur des projets tels que celui de la mise en valeur de l’église Saint-Jean-Baptiste à Québec. Il a toujours soutenu avec force les causes patrimoniales et s’est régulièrement porté à leur défense. Amoureux de cimetières, il a mis sa caméra en service pour couvrir l’activité de visite guidée que nous menions au cimetière Belmont, à Québec en 2009. À une époque plus rapprochée, il avait généreusement accepté d’agir comme animateur lors de notre Table ronde sur l’évolution des pratiques funéraires qui a eu lieu à Québec, le 2 novembre 2019.

Il a été surtout un très agréable collaborateur au sein de notre organisme, un homme de conviction plein de gentillesse et d’humour et enfin, un animateur remarqué et apprécié. Il nous manque déjà.

Ce 24e numéro, le vol. 9, no 2 du bulletin La Veille, est le 17e que j’édite. J’ai en effet pris la relève de Josée Riopel en 2015 pour publier le vol. 4, no 1, de la série.

Puis le temps a passé, le bulletin s’est doucement, mais sûrement métamorphosé. Il s’est enrichi de nombreux et généreux collaborateurs. Il s’est organisé autour d’un calendrier régulier et d’un certain nombre de chroniques. Il s’est vu gratifier d’une signature visuelle reconnaissable. Avec le temps, certains de nos collaborateurs réguliers nous ont quittés pour un monde meilleur… en tous cas que je souhaite meilleur. Je pense à Pierre Daveluy, le réviseur incorruptible, à Guy Gagnon, l’historien taphophile et à Jean Décarie le scrutateur infatigable de l’actualité funéraire. Puis d’autres se sont ajoutés. Le magazine s’est étoffé et est demeuré toujours aussi savant. Je ne peux que remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont accepté de me confier leurs idées et leur savoir. Depuis ses origines, l’édition avait été élaborée en mode PowerPoint, ceci à la demande du président de l’époque qui souhaitait une application simple et populaire. Ce 24e numéro toutefois vient de migrer en mode Word. Cette migration est responsable de certaines modifications dans l’apparence du bulletin certes, mais elle dispose d‘une table des matières dynamique, c’est-à-dire qu’elle offre des titres cliquables facilitant la navigation dans le document. Notre magazine électronique continue d’être lu et apprécié. Nous avons commencé à mettre certains articles en ligne sur Word Press afin qu’ils soient vus par plus d’internautes. Notre webmestre voudrait même que les prochains numéros soient directement conçus sur cette plateforme. À suivre.

J’avais accepté de relever ce défi à la demande d’Alain Tremblay, directeur de la Fédération, en lui spécifiant que j’allais m’en charger pendant 5 ans. Ceci paraissait alors un horizon lointain et gérable. Cet horizon nous l’avons atteint avec le numéro d’hiver. Je suis donc «périmée». Le temps est venu pour moi de passer à autre chose tout comme il revient d’ores et déjà à quelqu’un d’autre de prendre la suite. Le sang neuf est toujours rafraichissant et régénérateur.

Les intéressé(e)s devront déposer leur candidature auprès d’Alain Tremblay, maintenant directeur. Je resterai bien sûr à la disposition de la relève pour assurer le suivi et au besoin, pour répondre aux questions.

La rédactrice en chef en plein travail de montage du 24e bulletin La Veille (photo : Michel Lessard)

Nos lectrices et nos lecteurs se rappelleront certainement que la Fédération Écomusée de l’Au-Delà a acquis un important fonds documentaire: le fonds Noth. Ce fonds d’archives comportant 572 caisses de documents nous est arrivé de Strasbourg le 12 avril 2018 (voir La Veille, Été   2018, vol. 6 n0 2,  Le fonds documentaire .

Nos efforts pour conclure un partenariat avec la revue Frontières à l’université du Québec à Montréal (UQAM), en vue du partage d’un local à l’université pour pouvoir commencer à gérer le fonds documentaire et le rendre accessible n’ont malheureusement pas donné de résultat. L’UQAM n’autorise pas la revue Frontières à loger dans ses locaux un organisme qui n’appartient pas à l’université.

Contrairement à ce qui avait été mentionné dans notre dernier bulletin, c’est la Fédération Écomusée de l’Au-Delà qui avait approché la directrice de la revue Frontières pour une collaboration, et non l’inverse. Nous remercions Mme Laflamme, directrice de la revue, d’avoir bien essayé de nous aider. Pour le moment, nous étudions d’autres options pour trouver un lieu afin de traiter ces quelques 18m3 de précieux documents. Nous ne sommes pas trop inquiets pour le moment; les documents sont en sécurité dans un entrepôt, nous finirons bien par trouver une solution à ce beau problème d’espace de travail.

Lac-Mégantic soulignait cet été le 5e anniversaire de la tragédie ferroviaire qui faucha 47 vies dans la nuit du 6 juillet 2013. Devant l’église Sainte-Agnès, où a été installé un mémorial aux victimes, tout près du majestueux lac et des rails qui traversent la ville en plein centre, un grand espace nu a remplacé les 80 bâtiments détruits dans l’ancien centre-ville. Au sous-sol de l’église, l’exposition La solidarité au cœur de notre mémoire permet de comprendre la séquence des événements qui ont produit l’accident ferroviaire et d’apprécier les gestes de solidarité qui ont permis aux méganticois de se relever du drame. Parmi ces actions, mentionnons le parcours interactif du Marcheur d’étoiles qui ceinture l’ancien centre-ville et nous fait découvrir 48 sculptures monumentales inspirées de l’histoire et du patrimoine du territoire.

Réparties sur deux kilomètres, elles ont été réalisées par des sculpteurs des quatre coins du Québec, membres du Conseil de la sculpture du Québec. Sur la rive du lac, des bancs inclinés vers le ciel nous rappellent que Lac-Mégantic fait partie de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic qui protège les paysages nocturnes. En 2019, L’Espace de mémoire sera construit à l’emplacement de l’ancien Musi-Café sur la rue Frontenac. Élaboré par l’Atelier Pierre Thibault, cet espace commémoratif sera un lieu de recueillement et marquera une étape importante dans la réappropriation des lieux par la population méganticoise.

Devant l’église paroissiale, le monument commémorant la tragédie de Lac Mégantic (photo: Lorraine Guay)

Il en avait été question dans le bulletin, vol. 5 no. 2, Été 2017 (L’Écomusée hérite d’un fonds d’archives). L’Écomusée de l’Au-Delà a finalement reçu le fonds attendu. Il est arrivé de Strasbourg, le 12 avril dernier. C’est de six tonnes (environ 25 m3) de livres, revues et documents en tout genre en lien avec la mort, les rituels funéraires et la crémation que l’Écomusée a accueillis. Les héritières de Jean-Jacques Noth, qui a travaillé bénévolement sur le dossier de la crémation pendant plus de 60 ans et dont le père avait aussi accumulé une riche documentation sur le sujet, ne peuvent se douter à quel point elles nous rendent heureux avec ce legs. En effet, la découverte graduelle du contenu de chacune des 572 caisses nous permet de confirmer la valeur inestimable de cette collection documentaire.

Nous avons décidé de prendre tout l’été pour explorer le fonds et nous vous reviendrons à l’automne dans le bulletin, avec une description plus précise de la collection. Nous organiserons, autour du 2 novembre prochain, comme nous le faisons chaque année, une activité en lien avec la fête des Morts. Cette année, nous présenterons donc au public une partie de cette riche collection.

Encore un grand merci aux héritières de Monsieur Noth et nos plus sincères remerciements aux administrateurs de l’Association crématiste de Strasbourg. Nous les assurons que nous nous emploierons à préserver et rendre disponible cette collection exceptionnelle.

Fonds documentaire à l’arrivée réparti dans 572 boîtes: Impressionnant! (photo: A. Tremblay)

En 1991, dans son étude remarquable, Marthe Taillon avait identifié une douzaine de corbillards hippomobiles encore intacts au Québec. Certains étaient conservés dans des musées. Pensons, par exemple, à celui d’Onil Corriveau au Musée des chevaux à Saint-Vallier. D’autres, tels les trois corbillards de la famille Robert Lépine, dormaient dans une grange. Quelque trente ans plus tard, mon enquête auprès de voituriers révèle qu’il resterait une dizaine de ces voitures funéraires en bois hors musée, soit dans des entreprises funéraires, soit dans des paroisses. Si vous connaissez ces trésors du passé, auriez-vous l’obligeance de prendre en note leur provenance, leur date de production, leur localisation et de me faire savoir avec qui je peux entrer en contact pour les photographier ?

Je vous assure de ma reconnaissance.