Lors des deux guerres mondiales, l’empire britannique et ses alliés se sont entendus sur le protocole à suivre pour gérer les sépultures des soldats tombés au champ d’honneur. C’est à cette occasion qu’a été créée la Commonwealth War Grave Commission (CWGC), l’organisme responsable de la logistique et de la gestion des cimetières militaires du Commonwealth, et qu’a été prise l’habitude de regrouper systématiquement les dépouilles des combattants et de les ré-inhumer dans des cimetières qui leur est exclusivement dédiés, généralement sur le champ de bataille ou pas très loin, et de les rassembler par dominion. Qu’importe l’ethnie, la religion ou le rang des soldats, anonymes ou non, ils étaient enterrés côte à côte et leurs sépultures marquées de pierres tombales. Celles-ci étaient parfaitement alignées et ordonnées; elles formaient ainsi un ensemble commémoratif cohérent. Il existe plus de 23 000 lieux d’inhumation de militaires, dans 153 pays. Les quelque 1 700 000 sépultures sont soigneusement consignées dans un registre, qui est accessible. Il faut cependant savoir que nombre de corps n’ont jamais été retrouvés.

D’autres cimetières militaires destinés à recevoir les anciens combattants ont aussi été ouverts dans leurs dominions respectifs. Depuis 1951, c’est la Canadian Agency War Grave Commission (CAWGC) qui a pris la relève de la CWGC dans les trois Amériques, où sont répartis 3 350 cimetières et dix cénotaphes. Les registres de la CAWGC remontent à 1884 et comptent 116 000 morts. Lorsque, dans vos pérégrinations dans nos charmants cimetières, vous croiserez ces petits monuments en granit gris de Stanstead, à tête plate et arquée, c’est qu’un militaire repose dans une concession privée et que la CAWGC a vu à ce que ces derniers honneurs lui soient rendus.

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *