En juin prochain (2016) , les amateurs de patrimoine archéologique pourront découvrir en librairie une nouvelle publication consacrée à l’archéologie montréalaise, intitulée « Lumières sous la ville : quand l’archéologie raconte Montréal ». Sous la direction d’Anne-Marie Balac et de François Bélanger, une quarantaine d’auteurs, la plupart archéologues, nous font partager leur passion. Ils nous proposent de découvrir des sites majeurs du passé montréalais. Voyage à travers le temps et à travers l’espace insulaire. Nous plongeons dans le Montréal d’avant la lettre, parcouru par des groupes nomades ou semi-sédentaires qui fréquentent le mont Royal et ses alentours, taillent la pierre et enterrent leurs morts… et qui rencontrent un jour un Malouin, Jacques-Cartier, dont le récit ethnographique nous fait passer de la préhistoire à l’histoire. Puis, c’est la petite ville française qui se constitue, avec le fort de Ville-Marie, le Séminaire de Saint-Sulpice, la première église Notre-Dame et son cimetière, la foire des fourrures, le château de Vaudreuil, la première chapelle de pierre de Notre-Dame-de- Bonsecours, les missions, les forts et les moulins qui font le tour de l’île et dont les vestiges se révèlent peu à peu aux archéologues. Le vent tourne et la Conquête survenue, après avoir accosté sur l’île Sainte-Hélène, nous pénétrons dans l’intimité de familles modestes du Faubourg Québec, dans l’activité bourdonnante du marché Sainte-Anne-Parlement du Canada-Uni, dans l’édifice prestigieux de la Royal Insurance Company ainsi que dans le fameux hôtel Rasco, dans le Vieux-Montréal. Sans oublier, bien sûr, les témoins retrouvés du port de Montréal et du canal de Lachine. Enfin, après quelques propos illustrant comment l’archéologie, science du passé, est résolument tournée vers l’avenir, un épilogue poétique nous fait voyager encore plus loin dans le temps, jusqu’aux origines des Montérégiennes et à la lente transformation du paysage montréalais.

C’est dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal, signée entre la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications, que cette première publication d’envergure sur l’archéologie montréalaise a pu voir le jour. Après une quarantaine d’années de recherches, le temps est venu de redonner aux Montréalais des parcelles d’une longue mémoire et une identité qui leur est propre, inscrite dans le sol. Voilà qui est fait !

Référenec complète:

BALAC, Anne-Marie et François BÉLANGER (dir.), 2016 : Lumières sous la ville : quand l’archéologie raconte Montréal. Collection Signes des Amériques, 15. Recherches amérindiennes au Québec. 307p. Également disponible en version électronique

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