La fédération demande à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, une rencontre d’urgence pour discuter de l’affectation du budget concernant le recyclage du patrimoine religieux.

Peut-être que nos lectrices et nos lecteurs ont eu vent qu’une somme de 5 M$ avait été mise à disposition pour le recyclage dans d’autres fonctions de ce patrimoine, ils n’ont certainement pas manqué de se désoler devant la vague de destruction sans précédent qui affecte le patrimoine bâti du Québec, depuis plus d’un an. À la tête de cette vague figure le patrimoine religieux. Si la fédération se réjouit de l’investissement en culture par le gouvernement du Québec, elle aimerait faire entendre sa voix, avant que l’entente ne soit signée.

Cet été, la très belle église du Saint- Cœur-de-Marie, une chouchou des citoyens de Québec, est finalement tombée sous le pic des démolisseurs au profit d’un condo- bloc (photo: Wikipedia)

En effet, des discussions sur l’affectation de ces sommes sont en cours et déjà très avancées avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Nous voulons nous assurer que, en cas d’impossibilité de recyclage fonctionnel d’églises, abbayes ou couvents, plutôt que leur démolition, un démantèlement et le recyclage de leurs principaux éléments — statuaire, vitraux, ornements, et même colonnes, arches, clochers, etc. — puissent également être éligibles à ces subventions. La demande n’est pas farfelue puisque c’est ce que fait le domaine Mackensie-King et c’est également le mode d’approvisionnement utilisé par John D. Rockfeller pour constituer la très célèbre collection du Cloister à New York.

Il se trouve que la fédération a d’excellents contacts avec des entreprises funéraires qui seraient intéressées à participer à un consortium d’entreprises souhaitant par exemple étudier la possibilité de réutiliser de vieilles pierres ou des éléments architecturaux remarquables pour des jardins funéraires dans les cimetières.

Nous considérons déplorable que des bâtiments d’intérêt patrimonial excédentaires puissent être démolis et envoyés aux dépotoirs, sans laisser de traces, alors que nos ancêtres ont trimé dur pour leur construction.

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